Parler japonais, côté cerveau (suite)

Personne pointant son crâne illuminé en vert avec ses 2 index illustrant que Parler japonais est une activité qui se passe du côté cerveau.
JN

Apprendre à parler japonais côté cerveau : Après la première phase, il y a… la deuxième phase !

Dans mon article « Apprendre à parler japonais, côté cerveau« , tu t’en rappelles, je t’ai expliqué que ton cerveau n’apprenait pas une langue d’un coup. Que c’était un processus qui comprenait différentes phases et je t’ai décrit la première phase en te promettant de te parler de la suite dans l’article suivant. Voici donc la suite, comme promis (croix de bois, croix de fer… blah, blah, blah), que j’ai décidé d’appeler « Apprendre à parler japonais, côté cerveau (suite)« .
C’est vrai, c’est pas original mais parfois, il faut privilégier l’efficacité à l’originalité !

Ah oui, si t’oses pas avouer que t’as oublié de quoi je parlais dans l’article précédent, n’hésite pas à le relire ! (Pareil si tu viens d’arriver et que tu sais pas de quoi je parle.)

Bon, je résume la situation qui correspond à la fin de la première phase:

  • Ton cerveau a déclenché le plan « Acquisition d’un nouveau langage » (je t’épargne l’anglais pour cette fois-ci !).
  • Il a ouvert tes oreilles en grand pour laisser passer tous les sons de la nouvelle langue (alors il l’a filtrait !).
  • Tu ressens une certaine fatigue parce que ton cerveau cherche en permanence à donner du sens à ce qu’il entend sans y parvenir.

Quand tout à coup… la deuxième phase fait son apparition !

Bon, soyons franc, c’est pas aussi soudain que ça. En plus, la délimitation entre la fin de la première phase et le début de la deuxième est plutôt floue. Mais avec l’expérience, je la détecte lorsque je sens que la fatigue baisse. Ça coïncide avec la période où je commence à retenir des morceaux de phrases à droite à gauche. Par contre, faut pas s’emballer ! Je les retiens, d’accord, mais j’y comprends rien !
Mon cerveau a mémorisé la plupart des sons de la langue et sa mélodie mais pas beaucoup plus. Notamment, il a pas encore assez de données pour la compréhension. Mais en théorie, si je voulais, je pourrais répéter ces morceaux de phrases que j’ai inconsciemment mémorisés. Un peu comme quand t’as retenu sans les comprendre les paroles d’une chanson étrangère.

Si je devais résumer la deuxième phase, je dirais que:

  • Ton cerveau s’est habitué à la langue et à sa mélodie.
  • Tu ressens un peu moins la fatigue du début.
  • Tu ne comprends toujours rien à la langue.
  • Quand tu écoutes une conversation, tu n’arrives pas encore à distinguer le début et la fin des phrases.

Alors tu te demandes sans doute combien de temps elle dure cette phase ?
Et s’il y en a d’autres après ? Eh ben tu le sauras dans mon prochain article… Naaaan, je plaisante ! Je te l’ai déjà faite celle-là ! (si t’as pas rigolé, t’as pas lu le premier article ! File vite le lire et laisse-toi aller ! Quand on apprend, faut être détendu !)

Allez, c’est partie pour la troisième phase !

La troisième phase, c’est… Comment dire… Tellement…

La troisième phase, c’est probablement celle qui fait le plus plaisir.

Pourquoi ?

Parce que c’est pendant cette phase que tu vas commencer à comprendre des choses en japonais.
Mais c’est pas tout !
La plupart du temps, ça va se faire inconsciemment et sans fatigue !
En gros, ton cerveau bosse pour toi et tu t’en rends quasiment pas compte. Mais attention, pour que ça se fasse comme ça, il faut bien dormir !

Pourquoi ?

Parce que c’est surtout la nuit que le cerveau organise les informations. On parlera dans un autre article des conditions qui favorisent un meilleur apprentissage. Pour l’instant, revenons à la troisième phase !

Concrètement, depuis la deuxième phase, tu t’en rappelles, ton cerveau connait tous les sons de la langue. Il a aussi intégré sa mélodie (Évidemment, ça, c’est sous réserve que t’aies été raisonnablement bien exposé à la langue).
Ce qui va changer dans cette troisième phase, c’est que ces mots et ces phrases que t’avais commencés à mémoriser, tu vas petit à petit comprendre ce qu’ils veulent dire.
Alors ça va pas se faire tout seul, ni tout de suite ! Mais tu vas le voir, c’est fascinant !

Quand tes oreilles et tes yeux te disent la même chose, ton cerveau dit: INTÉGRATION !

Imagine la scène suivante:

T’es dans un Kombini à Tokyo (un petit magasin, en général ouvert 24/7, où tu trouves de tout) et t’observes un client à la caisse. Il pose 2 articles devant la caissière qui sort alors un sac en plastique et lui demande: 袋はご利用でしょうか ? ( vous voulez un sac en plastique ?). Ce à quoi le client répond: « いりません ! » (« Je n’en ai pas besoin ! »).

Eh ben là, ton cerveau, il danse la gigue parce que des signaux concordants provenant des yeux et des oreilles, il adore ça !

Concrètement, tu as compris que la caissière lui demandait s’il voulait un sac en plastique (et tu l’as entendu le dire) et tu as compris (là aussi tu l’as entendu) que le client n’en voulait pas.

C’est génial !

Pourquoi ?

Parce que c’est ça qui lui permet d’intégrer les mécanismes de la langue !

La raison pour laquelle il ne faut pas commencer par l’écrit…

Et pourquoi c’est bon pour toi ?

Parce que les mécanismes de la langue, c’est la grammaire et la conjugaison !

T’imagine ? T’as pas ouvert un seul bouquin relou (si tu l’as fait, t’aurais pas dû ! Mais je t’en veux pas, j’ai fait pareil !) et pourtant, tu connais déjà un peu de grammaire et de conjugaison !

C’est la raison pour laquelle je dis en permanence à celles et ceux qui veulent apprendre à parler le japonais de ne pas commencer par la grammaire et la conjugaison, et donc par extension, de ne pas commencer par l’écrit !

On verra dans un prochain article qu’il y a encore d’autres raisons de commencer par l’oral mais revenons à nos moutons !

On est donc en plein dans la troisième phase et elle se terminera lorsque tu commenceras à pouvoir répéter des phrases et des groupes de mots en comprenant le sens de l’ensemble.
A ce stade-là, ton cerveau n’aura pas encore assez intégré de règles pour comprendre le rôle de chaque mot dans un groupe ou une phrase complète.

Ça, ça se fera dans la quatrième phase !

La quatrième phase, c’est le jackpot !

La quatrième phase, c’est du pur kiffe !

Pourquoi ?

Parce que maintenant, ton cerveau a suffisamment de données (une fois encore, si tu t’es suffisamment exposé(e) à la langue) pour distinguer chaque mot dans une phrase et du coup, tu peux ensuite demander ou chercher le sens du mot qui t’as échappé.

En gros, la quatrième phase, c’est là où tu vas à la fois commencer à utiliser la grammaire et la conjugaison pour faire tes propres phrases.

Bref, tu vas vraiment commencer à parler japonais !

Mais à l’énorme différence que tout va se faire spontanément (c’est pas le cas quand t’as étudié la grammaire et la conjugaison avant) !

Alors bien sûr, en début de quatrième phase, tu va plutôt parler comme un enfant. Mais le principal, c’est de continuer à communiquer pour apprendre de nouveaux mots (accroitre ton vocabulaire) et de nouvelles tournures de phrases (chopper naturellement plus de grammaire).

Et la cinquième phase alors ?

La cinquième phase, c’est celle où tu vas finalement commencer à avoir besoin de te pencher sur la grammaire et la conjugaison, donc sur l’écrit. Mais tu auras un formidable atout par rapport à ceux qui ont commencé direct par l’écrit. Ouais, toi, tu auras déjà les bases de la grammaire et en plus tu parleras déjà japonais !

Et dans la rue, on écrit pas, on parle !

Si cet article t’as plu ou déplu, laisse un commentaire (mais reste courtois.e hein ! On est entre ami(e)s là !) sous l’article.

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Allez, on se dit à tout de suite !

Gilles

4 réflexions sur “Parler japonais, côté cerveau (suite)”

  1. Bonjour Gilles.
    La forme et la structure de tes articles sont addictifs car super ludiques.
    Merci de ce partage car en plus, toutes ces données peuvent s’ appliquer dans tous les domaines.
    Bises.

    • Bonjour Natacha,

      Moi qui me demandais si mon blog était vraiment utile aux gens…
      Grâce à toi, j’ai un bon début de réponse ! 😉

      Merci !

      Tu as tout à fait raison, c’est applicable à n’importe quoi !

      Si tu ne l’as pas encore lu, l’article sur
      le système réticulé activateur devrait également t’intéresser.

      Bonne lecture et merci encore pour ton commentaire !

  2. au temps jadis quand j’ai appris l’anglais il fallait savoir écrire, lire , parler et comprendre.
    ce qu i m’a valu une superbe note proche du ZÉRO
    mais j’ai quand même réussi à utiliser (mon anglais oral de SURVIE 😉 ) à travers le monde.
    j’en déduis que commencer comme un bébé (à 75 ans) ce dois être motivant et efficace, je vais tester avec le japonais voire le chinois !

    • Bonjour et merci pour ton commentaire !

      Le problème quand on est adulte (peu importe l’âge), c’est qu’on n’oublie parfois les choses les plus simples…
      …comme parler par exemple !

      Pourtant, on a tout intérêt à s’en rappeler parce que tout le monde, à cette période-là était à égalité !

      L’important, surtout quand on veut démarrer l’apprentissage d’une langue qui a un système d’écriture différent, c’est vraiment de commencer à parler !
      Sinon, on s’éparpille et ça se termine par un abandon !

      La grammaire du japonais est réputée difficile alors que celle du chinois est perçue comme plus simple.
      Par contre, si la prononciation du japonais ne pose pas trop de problème aux francophones, ce n’est pas le cas pour le chinois qui est une langue tonale.

      Mais dans les faits, est-ce que les enfants se sont posés ces questions avant de commencer à parler ?
      A priori, non (j’en n’ai pas la preuve non plus 😉) !

      Sinon, avant de démarrer le japonais ou le chinois (note que parler l’un ne donne pas plus de facilités ensuite pour parler l’autre),
      il te faut un objectif clair et bien défini dans le temps.

      Considérer l’apprentissage d’une langue comme un passe-temps est une raison tout à fait valide mais parler une langue, quelle qu’elle soit,
      nécessite du temps et de la régularité.

      A partir de là, et en respectant le fonctionnement de base du cerveau et les cycles de l’acquisition du langage, on progresse forcément !

      Bonne chance à toi !

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