La méthode pour se forcer à se mettre au japonais

La méthode pour se forcer à se mettre au japonais décrite dans cet article est naturel
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La méthode pour se forcer à se mettre au japonais

Si tu as du mal à être régulier dans tes sessions d’apprentissage, je voudrais te parler d’une méthode pour se forcer à se mettre au japonais.

Je dirais même mieux, tu ne te sentiras mieux que lorsque tu démarreras ta session de japonais.

Et surtout, quand tu l’auras finie, tu seras impatient.e de commencer la suivante.

Intéressé.e ?

Alors suis-moi dans cet article, je t’explique tout !

Tout a commencé au début du XXè siècle…

Kurt Lewin, un psychologue, discute avec son élève Bluma Zeigarnik dans un café et l’un des deux remarques que les garçons de café prennent les commandes de tête.

Sans rien noter, ils sont capables de se rappeler des commandes en cours et même de les modifier.

Mais le plus étonnant, c’est qu’une fois que les commandes sont réglées, les garçons de café les oublient.

Zeigarnik mène ses propres tests qui démontrent effectivement que les tâches inachevées restent en mémoire.

Et si on reprend et achève ces tâches, alors elles sont oubliées.

Comme si il n’était plus nécessaire de s’en souvenir.

Cet effet portera son nom, l’effet Zeigarnik !

Tu vois peut-être pas encore le rapport entre cet effet et la méthode pour se forcer à se mettre au japonais mais ça va pas tarder…

En effet, les recherches de Zeigarnik vont servir de base aux recherches d’une de ses collègues, Maria Ovsiankina, qui va découvrir un second effet très intéressant !

Zeigarnik + Ovsiankina = le double effet très cool

Mais qu’est-ce donc que cet effet très intéressant qu’a découvert Maria Ovsiankina ?

Elle a découvert qu’en plus de garder en mémoire les tâches inachevées (ça, c’est l’effet Zeigarnik), on cherchera naturellement et sans qu’on nous le demande, à achever ces tâches !

Tout se passe comme si, au plus profond de nous-mêmes, on ne trouvait le repos que lorsque ces tâches étaient achevées.

Même si on parle plus de l’effet Zeigarnik que de l’effet Ovsiankina, c’est en combinant les 2 qu’on obtient les applications les plus intéressantes.

Avoir en mémoire ce qu’on n’a pas terminé est une bonne chose dans l’apprentissage du japonais mais avoir en plus l’envie de s’y remettre dès que possible pour se sentir mieux, c’est juste génial !

Tu la vois maintenant, la méthode pour se forcer à se mettre au japonais ?

Tout se fera sans qu’on te le demande, naturellement et sans que tu te fasses violence !

Le double effet Zeigarnik + Ovsiankina, c’est vraiment efficace ?

Et comment que c’est efficace !

Prenons par exemple la série que tu préfères.

Qu’est-ce qui fait que tu as envie de voir le prochain épisode ?

Je vais te le dire !

2 choses !

La première chose, c’est que l’histoire ne se termine pas complètement à chaque épisode.

Ça, ça t’oblige à garder en mémoire ce qui s’est passé dans l’épisode que tu viens de voir (effet Zeigarnik).

Deuxième chose, le cliffhanger !

En terminant l’épisode sur un suspens insoutenable, tu vas crever d’envie de voir la suite (effet Ovsiankina) !

Utiliser le double effet Zeigarnik + Ovsiankina dans l’apprentissage du japonais

Pour bien tirer parti du double effet Zeigarnik – Ovsiankina, c’est pas très compliqué !

Tout ce que tu as à faire, c’est veiller à ce que:

  • chaque session ne se termine pas sans suite.
  • tu termines ta session sur une partie particulièrement intéressante.

Si tu regardes des dorama pour apprendre à parler ou améliorer ton japonais, tu n’as rien à faire. Les épisodes sont déjà formatés pour tirer parti de ce double effet.

Si tu apprends en regardant un film en japonais, alors divise ton temps de visionnage en 2 fois ou plus !

Non seulement ce sera plus efficace du point de vue de l’apprentissage, mais en plus, tu auras le double effet recherché !

Idem si tu te fais l’oreille en écoutant un podcast en japonais.

Tu garderas en mémoire là où tu t’étais arrêté.e et tu auras envie de poursuivre l’écoute !

Et si tu étudies un texte en japonais, procède de la même façon qu’avec le podcast !

N’en fais qu’une partie à chaque session et assure-toi de t’arrêter à un endroit qui te donne naturellement envie de connaître la suite.

Les cas où le double effet Zeigarnik + Ovsiankina marchent moins bien

On ne va pas se mentir, il y a des cas où le miracle ne se produit pas.

L’intensité de l’effet dépend de la motivation de la personne et de l’intérêt de la tâche a effectuer.

Sans motivation, il n’y a pas d’apprentissage possible !

Et si tu es motivé.e mais que la méthode que tu utilises pour apprendre le japonais est soporifique, interrompre ta session d’apprentissage aura l’effet contraire !

Tu te sentiras libéré.e et tu n’auras jamais envie de reprendre !

C’est la raison pour laquelle il faut bien choisir ton matériel d’apprentissage.

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Gilles

6 réflexions sur “La méthode pour se forcer à se mettre au japonais”

  1. Intéressant! Je n’avais jamais envisagé la tâche inachevée et le cliffhanger comme moteur pour se replonger dans l’apprentissage. Je garde la méthode sous le coude et je vais même la tester, ça ne me fera pas de mal!
    Merci !

    • Salut Séverine !
      A condition de ne pas se trouver dans les situations qui affaiblit ou annulent ces effets,
      c’est vraiment très efficace !
      Personnellement, une fois le chrono (en fait un « interval timer » pour moi) réglé sur le temps que je souhaite consacrer à la tâche,
      je l’éloigne de mon champ de vision pour ne pas voir quand le temps sera écoulé (pour m’en détacher et me concentrer sur la tâche elle-même).
      Lorsque le chrono sonne (ou vibre), si je sursaute, c’est que j’étais bien à fond dedans !
      Tu me diras comment ça marche pour toi ?

  2. Bonjour Gillesan,C’est intéressant .J’aimerais bien essayer .Pourrais-tu me donner des sites où trouver des doramas que je pourrais choisir?Merci d’avance!

    • Bonjour Denise,
      Quand j’habitais au Japon, il y avait un Tsutaya (vidéo club) à quelques minutes à pied de chez moi et c’est là que je louais tous les dorama.
      Avant ça, j’étais abonné en France à JSTV mais l’abonnement est très cher et il n’y a pas beaucoup de dorama.
      Actuellement, en France, le plus facile pour légalement regarder des dorama japonais en japonais, c’est Netflix.
      Si d’autres personnes connaissent des méthodes légales alternatives, qu’elles n’hésitent pas !

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