Méthode de japonais pour apprendre à parler

Pièce japonaise avec des tatamis pour illustrer l'article Méthode de japonais
logo Japonais Naturel.

Méthode de japonais pour parler vite et prononcer bien

Si tu veux une méthode de japonais pour apprendre à parler rapidement et avoir une prononciation correcte, en voici une basée sur l’apprentissage naturel du langage.

Respecte bien l’ordre des phases pour que l’apprentissage soit cohérent et s’appuie sur l’acquisition des phases précédentes.

C’est parti !

Phase 1: Débouchage des oreilles

Objectif: Réhabituer ton cerveau à entendre tous les sons.

Pourquoi ?

Tes oreilles sont toujours capables d’entendre tous les sons mais ton cerveau est devenu insensible aux sons qui ne sont pas dans ta langue maternelle.

Comment ?
  • Écoute du japonais (podcast, news, radio, musique…) provenant de personnes natives tous les jours, pendant 15 à 25mn. Petit à petit, ton cerveau intégrera les nouvelles sonorités du japonais et distinguera les sons longs des sons courts, ainsi que le doublement des consonnes.

Attention: C’est en négligeant cette étape qu’on met en péril sa future prononciation japonaise, y compris son « pitch accent » !

Phase 2: Exposition audio-visuelle à la langue

Objectif: Conforter l’acquisition des sons de la langue et commencer son décryptage.

Pourquoi ?

En écoutant et en regardant les visages, le cerveau va tenter d’associer un son à une expression faciale pour tenter d’intégrer la prononciation. Il va aussi tenter de décrypter le mécanisme de la langue en analysant l’audio et l’action à chaque fois qu’il y a compréhension.

Comment ?
  • Regarde du contenu japonais (idéalement avec les sous-titres en japonais) tous les jours. Ce contenu doit être explicite (tu dois comprendre dans les grandes lignes ce qui se passe).

Phase 3: Shadowing de base

Objectif: Travailler son débit et mettre un peu de sentiment dans tout ça.

Pourquoi ?

Cette méthode de japonais est axée dès le début sur l’oral. Quand on se concentre trop sur la grammaire, on y pense sans arrêt quand on ouvre la bouche et c’est très mauvais pour le naturel et le rythme des conversations. Et si tu n’as jamais l’occasion de parler en japonais, le manque d’habitude et d’aisance rend difficile les conversations. Faire du shadowing va t’entraîner à prononcer des phrases correctement, d’un trait et avec la bonne intonation.

Comment ?
  • Ne passe au shadowing qu’après plusieurs semaines de pratique régulière en phase 2, sinon tu risques de perdre ton temps. Il faut déjà être en mesure de reconnaître tous les sons du japonais pour que ce soit bénéfique. Quand tu te sens prêt.e, reporte-toi à l’article Shadowing en japonais et pratique simplement en imitant du mieux possible ce que tu entends. Le shadowing est utile à chaque niveau mais dans cette phase, limite-toi à ça.

Phase 4: Exposition à la langue avec mémorisation de phrases outils

Objectif: S’exposer à la langue pour se donner le maximum de chance de comprendre et d’accumuler des phrases toutes faites, les phrases outils, pour pouvoir ensuite les réutiliser dans une conversation.

Pourquoi ?

À chaque fois que tu comprends ce qui se passe, le cerveau décrypte un peu plus la grammaire du japonais. Mais ça ne peut se produire que si tu lui fournis le maximum de données compréhensibles (sons, images, animations…).

Comment ?
  • Continue à regarder du contenu explicite en japonais et essaie à chaque fois de mémoriser 5 à 10 phrases outils. Le but est d’associer ce qu’on entend à ce qu’on comprend ! Des vidéos japonaises parlant de choses simples et pratiques sont les plus faciles à intégrer. YouTube en est rempli ! Tu peux aussi jeter un coup d’œil sur la page Liens utiles.

Phase 5: Poursuite du shadowing avec visualisation des phrases outils

Objectif: Faire du shadowing en utilisant les phrases outils que tu as mémorisées pendant la phase 4. Pour chaque phrase outil que tu utilises, visualise la situation dans laquelle tu l’as entendue.

Pourquoi ?

Pour que tu puisses parler naturellement, il faut qu’une situation particulière déjà rencontrée déclenche la phrase outil mémorisée. Mais pour ça, il faut que ton cerveau sache automatiquement quelle phrase outil correspond à quelle situation.

Comment ?
  • Fais du shadowing avec ces phrases outils en repensant bien à la situation associée à chaque phrase outil. Chaque situation doit être parlante (des personnes qui se saluent le matin, un client qui demande l’addition, une personne qui demande son chemin à une autre…) pour que l’association soit fiable et le shadowing efficace.

Phase 6: Contrôle de la prononciation

Objectif: Avoir un retour extérieur sur sa prononciation pour connaître sa force et ses faiblesses.

Pourquoi ?

Jusqu’à présent, tu as répété ce que tu as mémorisé en vase clos. Si tu t’es enregistré.e, outre le fait que tu n’aimes probablement pas ta voix, tu n’es pas la personne la mieux placée pour juger ta prononciation. Est-ce que tu prononces bien les « H » ? Est-ce que tu allonges suffisamment les voyelles quand c’est nécessaire ? Et le doublement des consonnes, c’est bon ou pas ? Tous ces points, tu ne pourras pas les juger de manière objective et fiable.

Comment ?
  • C’est à partir de cette phase que l’apprentissage en autodidacte devient plus compliqué parce qu’on va avoir besoin de quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un d’autre peut être une personne native ou non-native mais avec un très bon niveau à l’oral. Dans cette phase, le plus simple, c’est de s’enregistrer et de soumettre l’enregistrement via des applis genre HiNative où des personnes, généralement natives, jugent la prononciation et s’enregistrent elles-mêmes pour pouvoir comparer.

Phase 7: Poursuite de l’exposition à la langue avec les sous-titres

Objectif: Continuer à acquérir la langue en ajoutant la lecture à l’écoute.

Pourquoi ?

Il y a 2 façons d’acquérir une langue: Par l’écoute et par la lecture. Si tu as suivi cette méthode de japonais, tu as commencé par l’oral (et tu as eu raison). Ça fait maintenant un certain temps que tu t’exposes à la langue et tu peux maintenant commencer à t’intéresser à l’écrit. Si jusqu’à maintenant tu utilisais le rōmaji à l’écrit, il faut passer au kana. Si c’est déjà fait, cette phase 7 te permettra de t’habituer à « voir » du japonais et à reconnaître ce qui est écrit quand tu entends une phrase ou une expression que tu connais déjà. Petit à petit, tu reconnaîtras de plus en plus de kanji, puis de mots et enfin de phrases.

Comment ?
  • Pour cette phase, il est impératif d’utiliser des vidéos avec des sous-titres fiables. Les sous-titres auto-générés de YouTube ne sont pas fiables ! Les vidéos faites par des personnes japonaises comportent souvent des テロップ pour stimuler l’attention de l’audience. Ça n’est pas la retranscription de tout l’audio mais ça reste quand même une aide importante quand il n’y a pas de sous-titres complets. Poursuis le visionnage de contenus japonais explicites en t’appuyant sur les phrases outils que tu connais déjà. À chaque fois que tu entends un mot ou une expression que tu connais déjà, regarde bien à quoi ressemble les sous-titres associés.

Phase 8: Conversation basique avec une personne native

Objectif: Se présenter, poser des questions de base en japonais et y répondre.

Pourquoi ?

Parler seul ne fait pas progresser en japonais ! Ce qui fait progresser, c’est l’interaction avec d’autres personnes qui parlent (bien) japonais. En te confrontant avec d’autres personnes, tu vas petit à petit acquérir un japonais naturel qui n’est pas forcément celui des livres de grammaire.

Comment ?
  • Quand tu penses être capable de te présenter et de poser des questions de base, fais du skype (ou autres) avec des personnes natives ou ayant un très bon niveau de japonais. Dans la mesure du possible, fais en sorte qu’il y ait la vidéo en plus de l’audio. Dans cette phase, il est important d’associer l’oral au body language et à l’expression faciale. Enregistre bien tes sessions de skype pour les regarder ensuite. Idéalement, la personne avec qui tu échanges ne dois pas te corriger mot à mot mais te donner la phrase japonaise la plus naturelle qu’elle aurait employé dans cette situation.

Derniers conseils pour la route

Comme je te l’ai dit plus haut, le plan de cette méthode de japonais est basé sur l’acquisition naturelle du langage.

On emmagasine d’abord de l’information pour laisser ensuite le cerveau traiter tout ça pour lui donner du sens et une utilité.

Aucune méthode de japonais ne fonctionnera si on apprend sans besoin ou sans plaisir !

Le cerveau n’est tout simplement pas conçu pour ça !

Un enfant progresse vite parce que ce qu’il apprend lui permet soit d’assouvir un besoin concret, soit parce que ça titille sa curiosité et que c’est amusant.

Aujourd’hui, il y a tout sur internet mais toi seul.e sait pourquoi tu apprends le japonais !

À toi de choisir le matériel qui te convient le mieux et d’en changer sans hésiter si le plaisir et / ou les progrès ne sont pas au rendez-vous.

Pour en revenir à la méthode de japonais décrite dans cette article, je t’ai mis directement dans le texte les liens vers d’autres articles en rapport.

Assure-toi de bien avoir lu ces articles avant de commencer ton apprentissage.

Bon, bah il ne me reste plus qu’à te souhaiter de prendre autant de plaisir en apprenant le japonais que j’en ai eu toutes ces années et encore aujourd’hui !

N’hésite pas à laisser un commentaire pour me dire où tu en es !

Gilles

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