Moins procrastiner en japonais

Moins procrastiner en japonais même si cette photo d'une forêt de bambous incite à la contemplation plutôt qu'à l'action.
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Moins procrastiner en japonais

Si toi aussi au moment de commencer ta session de japonais t’as envie de faire autre chose, alors je vais partager avec toi une méthode très simple à appliquer pour moins procrastiner en japonais.

Pour bien comprendre ce qui se passe, analysons la situation:

  • À la base, tu aimes le japonais
  • Tu sais que c’est en étudiant régulièrement qu’on progresse
  • Systématiquement, tu as envie de faire autre chose au moment de commencer ta session de japonais

Pourquoi est-ce que ton cerveau procrastine alors qu’à priori, tu as choisi librement d’apprendre le japonais ?

Et puis surtout, c’est quoi la procrastination ?

C’est quoi la procrastination ?

Ah voilà une bonne question !

Malheureusement, tout le monde n’est pas d’accord sur une définition unique.

Disons que c’est le fait de ne pas vouloir faire quelque chose qu’on aurait dû faire et de se rabattre à la place sur autre chose qui procure un plaisir immédiat.

Si tout à coup tu pars surfer sur le net ou voir ce qui se passe sur tes réseaux sociaux préférés au moment où tu devrais faire autre chose, tu es probablement en train de procrastiner.

Rassure-toi, tout le monde procrastine mais plus ou moins…

Le problème, c’est quand tu procrastines trop parce qu’il y a un gros risque que tu n’aies plus envie de faire quoi que ce soit qui ne te tente pas.

Et tout devient alors 面倒くさい (めんどうくさい) !

Pourquoi on procrastine ?

Décidément, j’aime bien tes questions !

Mais plutôt que d’y répondre, je préfère regarder si quelqu’un a liké mon dernier commentaire…

Ah pardon ! J’ai failli remettre à plus tard ce que j’aurais pu faire tout de suite (c’est aussi une définition générique de la procrastination).

En fait, en étudiant le cerveau, on s’est aperçu que la simple idée d’un résultat à obtenir provoque une douleur et que c’est en réaction à cette douleur que le cerveau cherche à te faire procrastiner.

Pourquoi ?

Parce qu’en procrastinant, tu vas donner une tape amicale au centre de la récompense dans ton cerveau.

Et ça, ça va faire disparaître la douleur !

Ça paraît logique, non ?

Ce qui l’est moins, c’est que lorsqu’on se force quand même à faire ce qui nous faisait procrastiner, la douleur disparaît aussi.

Autrement dit, ce n’est pas le fait d’accomplir l’action qui mène au résultat qui provoque la douleur mais le fait de penser au résultat avant de s’y mettre.

Et tu l’as sans doute constaté si tu t’es forcé.e quand même à commencer ta session de japonais.

Ummm ! Intéressant, non ?

Baisse les yeux et tout ira mieux !

N’y aurait-il pas un Jedi mind trick ( = truc de Jedi) qui permettrait de moins procrastiner en japonais en faisant disparaître la douleur avant de s’y mettre puisqu’une fois qu’on s’y est mis, elle disparaît de tout façon ?

Et je suis particulièrement heureux de te répondre: « Ce ne sont pas ces droïdes-là que vous recherchez ! ».

Non, pardon, je m’égare !

Ce que je voulais dire, c’est que des recherches ont montré qu’on a moins envie de procrastiner lorsqu’on se focalise plus sur le process que sur le résultat à obtenir.

Le plus amusant dans tout ça, c’est que tu le sais et que tu le fais peut-être déjà dans d’autres situations.

Par exemple, imagine que tu fais de la randonnée à pied ou à vélo et que tu arrives devant une côte bien raide.

Tu as 2 possibilités si tu veux arriver au sommet:

  • Marcher ou pédaler en regardant en haut.
  • Marcher ou pédaler en regarder à 1 m devant toi pour juste voir sur quoi tu marches ou tu roules.

Si tu t’es déjà retrouvé.e dans cette situation, alors tu t’es forcément aperçu.e que c’était plus facile en regardant au sol qu’en regardant au sommet.

Pourtant, la distance est rigoureusement la même !

Étonnant, non ?

Illusion d’optique bien concrète

Appelle ça comme tu veux mais il n’en reste pas moins qu’à l’instant où tu regardes en bas, tout devient plus facile.

Et au contraire, quand tu lèves les yeux, tu ressens tout de suite un effort supplémentaire dans les jambes.

En fait, en regardant en bas, tu te focalises sur le processus lui-même, le moyen si tu préfères, c’est-à-dire marcher ou pédaler.

Et ça, le cerveau, ça lui pose pas de problème si tu sais déjà marcher ou faire du vélo.

À l’inverse, quand tu regardes le sommet, là tu te focalises sur le résultat.

Et pour le cerveau, ça paraît beaucoup plus pénible que simplement marcher ou pédaler !

En plus, ça ne paraît pas être une urgence vitale, et donc le cerveau n’est pas d’accord.

Et tout se passe alors comme si pour toi, c’était beaucoup plus fatiguant !

Comment faire plutôt que pour faire quoi !

La méthode qui me permet, à moi, de moins procrastiner en japonais, elle est très simple !

Je me dis simplement, allez, on fait du japonais pendant 25 mn et c’est tout.

Et ben systématiquement, j’ai l’énergie pour en faire beaucoup plus.

C’est moi qui me force à m’arrêter pour favoriser les effets Zeigarnik et Ovsiankina et du coup, je reste sur un sentiment agréable tout en conservant l’envie de reprendre plus tard.

Avant, je me disais, bon, faut que je termine de lire cet article en japonais dans cette session.

D’abord ça ne me garantissait pas que je le terminerais dans le temps imparti.

Et justement, quand j’arrivais pas à le terminer dans la session, j’ajoutais à la fatigue la frustration de l’échec.

Bon, c’est vrai que je suis pas forcément le bon exemple parce que j’adore apprendre en général.

Mais toi comme moi, si on peut moins procrastiner en japonais et terminer nos sessions plein d’énergie et plein d’entrain, pourquoi on s’en priverait ?

C’est quand même mieux que de se forcer à s’y mettre et finir à plat, non ?

Voilà, j’espère que cet article t’aura intéressé.e et que cette méthode te sera utile.

Je te souhaite encore plus de plaisir dans ton apprentissage du japonais !

Ja neee !

Gilles

P.-S. Laisse un commentaire sous l’article si tu as des questions ou des remarques et sinon on se retrouve dans le prochain mail Mes Contacts Privés (si tu en fais partie) ou dans un prochain article !

Note: « Jedi mind trick », « truc de Jedi » et « Ce ne sont pas ces droïdes-là que vous recherchez ! » sont des dialogues de Star Wars, (c) The Walt Disney Company.

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4 réflexions sur “Moins procrastiner en japonais”

  1. « Tout juste Auguste » néanmoins même si la volonté est au départ il reste un second obstacle à surmonter, l’âge et la faculté à retenir. Ce dernier élément est parfois le plus frustrant car tu as beau répéter, recopier etc, le lendemain tu t’aperçois que tu as perdu une bonne partie de ce que tu avais fait la veille et parfois c’est vraiment décourageant. C’est dans ce cas qu’il faut se dire « ça ira mieux demain ». Bien à toi et merci pour les conseils.

    • Bonsoir Jean-Marie et merci pour ta visite et ton commentaire !
      Je comprends la frustration de ne pas avoir retenu ce qui a demandé tant d’effort à mémoriser.
      Ceci étant dit, les dernières recherches en matières de neuroscience montrent que de nouveaux
      neurones peuvent naître à n’importe quel âge à condition de continuer d’apprendre quelque chose de nouveau.
      En revanche, et peu importe l’âge, lorsque la mémorisation est difficile, c’est souvent que la méthode ne convient pas.
      Pour mémoriser quelque chose durablement et facilement, il faut combiner l’information à mémoriser avec de l’émotion.
      Mais cette émotion, suivant que notre style d’apprentissage est plutôt visuel, auditif ou kinesthésique,
      n’impactera pas de manière identique chaque style d’apprentissage.
      Il faut donc trouver son style d’apprentissage dans un premier temps et adapter ensuite
      ce qu’il faut mémoriser pour en tirer parti.
      Dans l’apprentissage du japonais (comme pour les autres langues), la pratique est essentiel !
      À chaque nuit de sommeil, la presque totalité des informations passe à la trappe.
      Ce qui reste, c’est que qui semble important pour nous et une manière de le reconnaitre comme tel est
      de pratiquer.
      Par rapport à « ça ira mieux demain », 2 pensées me viennent à l’esprit:
      – la consolidation de ce qui a été jugé comme bon à garder
      – le travail du cerveau en mode « diffus » qui permet comme par magie au réveil de comprendre ou de se rappeler ce qui était impossible la veille.
      Il y a un mooc de Barbara Oakley dont le titre est « Learning how to learn » qui est gratuit et extrêmement intéressant.
      Voici l’URL si cela t’intéresse: https://www.coursera.org/learn/learning-how-to-learn
      (c’est en anglais mais il est possible d’afficher les sous-titres des vidéos en français).
      Une excellente soirée à toi !

  2. Très bon article. En effet j’ai déjà essayé la méthode pomodoro, si je me souvient bien du nom, mais j’avais trop forcé sur le nombre de 25 min.
    25min de travail 5min de pause cycle répété 4 fois c’etait trop. 25 min c’est très bien et C’est en plus une habitude a prendre. C’est ça le plus difficile. Trouver un créneau et faire en sorte que cela devienne une habitude et même un manque.
    Top et Merci pour l’écriture inclusive.

    • Salut Stef et merci pour ton commentaire très intéressant !
      La méthode Pomodoro est effectivement une très bonne méthode et qui convient à la majorité des gens dans sa version 25 mn + 5 mn de pause.
      Par contre, quand on enchaîne 3 pomodoros, on laisse plus de temps (20-30 mn) après le 3ème si on prévoit de continuer.
      Dans le livre de Tony Schwartz « The way we’re working isn’t working », en croisant plusieurs recherches et réponses à des sondages, il préconise des
      sprints de 90 mn maxi et pas plus de 3 par jour puisqu’il estime qu’au-delà, nous ne sommes plus productifs, voire il y a une perte en qualité.
      Je suis plutôt d’accord sur le principe mais dans la pratique, ça dépend vraiment de l’activité et de la motivation qu’on a à la faire.
      Pour en revenir au Japonais, il y a 1 an, j’aurais probablement préconisé 1h à 1h30 par jour, 5j/7 pour pouvoir constater de réels progrès en 3-6 mois.
      Mais avec le retour d’expérience, 1 pomodoro tous les jours (en intégrant de la répétition espacée au cours de chaque session en plus des nouveautés de la session),
      ça permet de bien avancer et de rester facilement motivé (le focus sur le moyen + l’envie de reprendre déclenchée par les effets Zeigarnik + Ovsiankina se combinent très bien).
      En plus, il est possible dans une journée, le soir par exemple, de glisser une deuxième session sans trop perturber la soirée.
      Les plus motivé.e.s peuvent pousser au-delà mais c’est à chacun de voir par lui-même.
      En ce qui me concerne, actuellement, je bois un verre d’eau et je fais environ 40 à 50 mn de japonais chaque matin après le petit déjeuner.
      Ensuite, je passe à complètement autre chose. C’est devenu un élément de ma routine matinale et ça me manque quand je ne le fais pas.
      La pompe est amorcée et c’est devenu un cercle vertueux !
      Pour l’écriture inclusive, je peux avoir quelques loupés de temps en temps mais en général, j’y fais attention ! 😉👍

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